Il y a 50 ans, un texte prophétique…

Concile Vatican II, Constitution pastorale Gaudium et spes, 1965, n°18 :

Le mystère de la mort

§ 1. C’est en face de la mort que l’énigme de la condition humaine atteint son sommet. L’homme n’est pas seulement tourmenté par la souffrance et la déchéance progressive de son corps mais, plus encore, par la peur d’une destruction définitive. Et c’est par une inspiration juste de son coeur qu’il rejette et refuse cette ruine totale et ce définitif échec de sa personne. Le germe d’éternité qu’il porte en lui, irréductible à la seule matière, s’insurge contre la mort. Toutes les tentatives de la technique, si utiles qu’elles soient, sont impuissantes à calmer son anxiété: car le prolongement de la vie que la biologie procure ne peut satisfaire ce désir d’une vie ultérieure, invinciblement ancré dans son coeur.
§ 2. Mais si toute imagination ici défaille, l’Eglise, instruite par la Révélation divine, affirme que Dieu a créé l’homme en vue d’une fin bienheureuse, au-delà des misères du temps présent. De plus, la foi chrétienne enseigne que cette mort corporelle, à laquelle l’homme aurait été soustrait s’il n’avait pas péché, sera un jour vaincue, lorsque le salut, perdu par la faute de l’homme, lui sera rendu par son tout-puissant et miséricordieux Sauveur. Car Dieu a appelé et appelle l’homme à adhérer à Lui de tout son être, dans la communion éternelle d’une  vie  divine  inaltérable. Cette  victoire, le Christ l’a acquise  en  ressuscitant,  libérant l’homme de la mort par sa propre mort. A partir des titres sérieux quelle offre à l’examen de tout homme, la foi est ainsi en mesure de répondre à son interrogation angoissée sur son propre avenir. Elle nous offre en même temps la possibilité d’une communion dans le Christ avec nos frères bienaimés qui sont déjà morts, en nous donnant l’espérance qu’ils ont trouvé près de Dieu la véritable vie.

Une réflexion au sujet de « Il y a 50 ans, un texte prophétique… »

  1. marie m

    Déclaration de Père d’Ornellas du 13 décembre 2014

    « Le Rapport des députés Jean Leonetti et Alain Claeys, avec sa proposition de loi, s’inscrit dans cette recherche. Comme les Rapports précédents, il demande avec insistance un développement accru des soins palliatifs et de la formation à ces soins. Il n’entre pas dans l’euthanasie ou le suicide assisté qui, il est vrai, sont contraires à l’éthique médicale et au principe républicain de fraternité. »

    Ce texte, ce contenu est à propager, car l’on entend que la loi Léonetti est inefficace, et l’on ne dit pas que la formation aux soins palliatifs est « carencée ».
    En d’autres termes on laisse planer dans les esprits que la loi est en elle-même insuffisante, alors que c’est son application qui est insuffisante, pour le bien des personnes en fin de vie, et leurs proches : personnels soignants et famille/amis

    « C’est la réforme du système de santé avec le développement de la culture palliative qui pourra lutter au mieux contre le « mal mourir ». Son inadaptation actuelle est, selon le CCNE, un « scandale ». MM. Claeys et Leonetti affirment qu’il faut financer les actes d’accompagnement, plutôt que de rester à la tarification à l’activité, car ils veulent « mettre en œuvre l’accompagnement bienveillant que nous devons à chaque malade ». Voilà notre devoir de fraternité ! » id.

    Aux Bernardins le Pr Didier Sicard évoquait le manque d’intérêt du personnel soignant pour les soins palliatifs, constaté au cours de l’étude à lui demandée….

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